La bastide de Monpazier

Une bastide (de l’occitan bastida) est le nom désignant trois à cinq cents villes neuves, fondées majoritairement dans le sud-ouest de la France entre 1222 et 1373, réparties sur 14 départements. Entre la croisade des Albigeois et la guerre de Cent Ans, ces fondations répondent à un certain nombre de caractéristiques communes d’ordre politique, économique et architectural, correspondant à un essor urbain exceptionnel en Europe à cette époque.

Les bastides sont à la fois la constitution d’un pouvoir politique et économique local et démocratique (avec un consulat, un marché, des foires, des poids et mesures, une milice), à la fois l’institution d’un plan local d’urbanisme avec son règlement, dont la réalisation se fera pendant plusieurs siècles.
La construction de la bastide de Monpazier a été terminée en 1284.

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On peut citer, parmi les bastides les plus caractéristiques ou les mieux conservées du point de vue architectural, celles de Monflanquin, Monpazier, Grenade, Mirande ou bien encore Libourne, Castelneau de Montmiral.

Monpazier est une magnifique bastide, très bien conservée, où rôde un certain art de vivre. Balades agréables dans les petites rues autour de la Place centrale, visites dans les boutiques des artisans installés ici toute l’année. Prenez le temps de déguster le petit gâteau aux noix dans la pâtisserie rue de l’église !!!

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Expo « Peindre la banlieue »(1850-1950) à Rueil-Malmaison (Atelier Grognard).

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Qu’il s’agisse de représenter ses paysages naturels, ses loisirs ou son industrialisation, la banlieue a inspiré aux peintres des sujets et des interprétations plastiques jamais encore confrontés lors d’une exposition.

Près de 140 oeuvres seront dévoilées, signées d’artistes reconnus tels Monet, Caillebotte, Cézanne, Corot, Daubigny, Lhote, Gromaire, Dufy, Picabia… et de petits maîtres à découvrir comme Éliot ou Hervier.

  1. Pierre-Emmanuel Damoye (1847-1916) Ecole de Barbizon et élève de Corot – Nanterre
  2. Louis Toffoli 1907-1999) – peintre de la lumière – Ivry

Avec la modernisation des moyens de transport, conjointement à l’essor de l’industrialisation et de l’urbanisation, les peintres de la nature deviennent des témoins de la modernité qui peu à peu transforme le paysage.

Certains paysages peuvent évoluer vers la scène de genre, liée au courant naturaliste (Maurice Éliot, Émile Cavallo-Peduzzi, Alphonse Lint).

La représentation de la banlieue peut aussi s’inscrire dans une démarche de dénonciation du « progrès », alors la palette s’assombrit et l’oeuvre se charge d’une connotation politico-sociale dès les années 1880 (Paul Signac, Armand Guillaumin et Maximilien Luce), pour s’affirmer dans la première moitié du XXe siècle (Albert Gleizes, Maurice de Vlaminck, Jean Lugnier, Jean Delpech, Jean Fautrier dans sa période figurative, Michel de Gallard, membre du mouvement qualifié de « misérabiliste »).

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3. A.Hervier De Romande -Bord de Marne.

Ce sont tous ces motifs et ces approches picturales que l’exposition « Peindre la banlieue » s’attache à valoriser, mettant ainsi à l’honneur la place de la banlieue dans l’histoire de l’Art.

 

Infos pratiques

Atelier Grognard
6, avenue du Château de Malmaison
01 47 14 11 63