Gaillac (Tarn), une ville rose.

Toute de rose vêtue, cette ville millénaire s’est construite sur le commerce du vin et du pastel, exportés grâce à son port sur le Tarn, et par l’économie de son abbatiale St Michel.

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L’abbatiale bénédictine,devenue église St Michel, particulière avec ses briques roses, est située sur les bords du Tarn. Sur le côté, une cour matérialise l’emplacement de l’ancien cloître. C’est le siège de l’Office du Tourisme – où l’on est très bien accueilli – et du Musée du Vin et de la Vigne – pour les gourmands !
Une promenade dans la vieille ville s’impose, à l’abri de la chaleur dans les ruelles encadrées par de très hautes maisons plus ou moins bourgeoises. Le musée des beaux-arts situé dans le château de Foucaud et le Musée d’Histoire naturelle viennent compléter une liste non exhaustive de monuments à voir.

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Les bastides (4) : Cordes sur Ciel – 81 –

Cordes est une bastide construite en 1222 sur l’ordre du Comte Raymond VII de Toulouse, haut lieu du catharisme. Il octroie une charte de privilèges aux futurs habitants du village, qui deviendra une des places fortes de l’Albigeois.
Sa fille unique Jeanne épouse le frère du roi Louis IX, Alphonse de Poitiers. Le comté de Toulouse fut donc rattaché à la couronne de France.
Cette cité médiévale est située sur une colline escarpée dominant la vallée du Cérou.

Les artisans installés dans la nouvelle ville profitent de l’essor économique. Ces familles deviennent bourgeoises et marchandes. Commence alors la construction de maisons gothiques qui réunissent atelier, entrepôt et magasin au rez-de-chaussée, habitation au premier étage, grenier au second étage. Ces demeures confortables sont construites entre la fin du XIIIème et le milieu du XIVème siècle.
Son âge d’or dure du XIVème au XVIème siècle avec un maximum de 5500 habitants.
Les guerres de religion de la fin du XVIème occasionnent peu de dommages à Cordes.
Prosper Mérimée, chargé d’établir un inventaire du patrimoine par Napoléon, la visita. La ville s’éveilla à nouveau à partir du milieu du XXème,lorsque les artistes la découvrirent.


La particularité de cette bastide est que sa place n’est pas située au centre du village, mais sur le côté du village qui s’ouvre sur les vallées environnantes.

 

La bastide de Monpazier

Une bastide (de l’occitan bastida) est le nom désignant trois à cinq cents villes neuves, fondées majoritairement dans le sud-ouest de la France entre 1222 et 1373, réparties sur 14 départements. Entre la croisade des Albigeois et la guerre de Cent Ans, ces fondations répondent à un certain nombre de caractéristiques communes d’ordre politique, économique et architectural, correspondant à un essor urbain exceptionnel en Europe à cette époque.

Les bastides sont à la fois la constitution d’un pouvoir politique et économique local et démocratique (avec un consulat, un marché, des foires, des poids et mesures, une milice), à la fois l’institution d’un plan local d’urbanisme avec son règlement, dont la réalisation se fera pendant plusieurs siècles.
La construction de la bastide de Monpazier a été terminée en 1284.

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On peut citer, parmi les bastides les plus caractéristiques ou les mieux conservées du point de vue architectural, celles de Monflanquin, Monpazier, Grenade, Mirande ou bien encore Libourne, Castelneau de Montmiral.

Monpazier est une magnifique bastide, très bien conservée, où rôde un certain art de vivre. Balades agréables dans les petites rues autour de la Place centrale, visites dans les boutiques des artisans installés ici toute l’année. Prenez le temps de déguster le petit gâteau aux noix dans la pâtisserie rue de l’église !!!

Expo « Peindre la banlieue »(1850-1950) à Rueil-Malmaison (Atelier Grognard).

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Qu’il s’agisse de représenter ses paysages naturels, ses loisirs ou son industrialisation, la banlieue a inspiré aux peintres des sujets et des interprétations plastiques jamais encore confrontés lors d’une exposition.

Près de 140 oeuvres seront dévoilées, signées d’artistes reconnus tels Monet, Caillebotte, Cézanne, Corot, Daubigny, Lhote, Gromaire, Dufy, Picabia… et de petits maîtres à découvrir comme Éliot ou Hervier.

  1. Pierre-Emmanuel Damoye (1847-1916) Ecole de Barbizon et élève de Corot – Nanterre
  2. Louis Toffoli 1907-1999) – peintre de la lumière – Ivry

Avec la modernisation des moyens de transport, conjointement à l’essor de l’industrialisation et de l’urbanisation, les peintres de la nature deviennent des témoins de la modernité qui peu à peu transforme le paysage.

Certains paysages peuvent évoluer vers la scène de genre, liée au courant naturaliste (Maurice Éliot, Émile Cavallo-Peduzzi, Alphonse Lint).

La représentation de la banlieue peut aussi s’inscrire dans une démarche de dénonciation du « progrès », alors la palette s’assombrit et l’oeuvre se charge d’une connotation politico-sociale dès les années 1880 (Paul Signac, Armand Guillaumin et Maximilien Luce), pour s’affirmer dans la première moitié du XXe siècle (Albert Gleizes, Maurice de Vlaminck, Jean Lugnier, Jean Delpech, Jean Fautrier dans sa période figurative, Michel de Gallard, membre du mouvement qualifié de « misérabiliste »).

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3. A.Hervier De Romande -Bord de Marne.

Ce sont tous ces motifs et ces approches picturales que l’exposition « Peindre la banlieue » s’attache à valoriser, mettant ainsi à l’honneur la place de la banlieue dans l’histoire de l’Art.

 

Infos pratiques

Atelier Grognard
6, avenue du Château de Malmaison
01 47 14 11 63