Les bastides du Quercy : Castelnau de Montmiral (Tarn)

Dans la série des bastides du Quercy, voici le petit village de Castelnau de Montmiral situé entre Albi et Montauban en haut d’une colline. Son nom latin est « Castellum Novum Montis Mirabilis » qui signifie « Château neuf du mont admirable ».
Cette bastide albigeoise fut fondée par Raymond VII, Comte de Toulouse, qui lui octroya les mêmes droits qu’à Cordes sur Ciel et à Gaillac.(Voir articles précédents sur les Bastides du Quercy).

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Pendant la Guerre de Cent Ans, les Anglais n’osèrent pas l’envahir… Elle fut rattachée à la couronne de France en 1497, après la mort de Charles Ier d’Armagnac.

La dernière photo montre les charpentes d’origine qui soutiennent les arcades autour de la place (date visible sur le pilier : 1642). De nombreuses maisons à colombages sont visibles dans le village, surtout autour de la place. Le plafond de l’église est magnifique, avec ses couleurs bleu et or.

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Les bastides (4) : Cordes sur Ciel – 81 –

Cordes est une bastide construite en 1222 sur l’ordre du Comte Raymond VII de Toulouse, haut lieu du catharisme. Il octroie une charte de privilèges aux futurs habitants du village, qui deviendra une des places fortes de l’Albigeois.
Sa fille unique Jeanne épouse le frère du roi Louis IX, Alphonse de Poitiers. Le comté de Toulouse fut donc rattaché à la couronne de France.
Cette cité médiévale est située sur une colline escarpée dominant la vallée du Cérou.

Les artisans installés dans la nouvelle ville profitent de l’essor économique. Ces familles deviennent bourgeoises et marchandes. Commence alors la construction de maisons gothiques qui réunissent atelier, entrepôt et magasin au rez-de-chaussée, habitation au premier étage, grenier au second étage. Ces demeures confortables sont construites entre la fin du XIIIème et le milieu du XIVème siècle.
Son âge d’or dure du XIVème au XVIème siècle avec un maximum de 5500 habitants.
Les guerres de religion de la fin du XVIème occasionnent peu de dommages à Cordes.
Prosper Mérimée, chargé d’établir un inventaire du patrimoine par Napoléon, la visita. La ville s’éveilla à nouveau à partir du milieu du XXème,lorsque les artistes la découvrirent.


La particularité de cette bastide est que sa place n’est pas située au centre du village, mais sur le côté du village qui s’ouvre sur les vallées environnantes.

 

Villefranche de Rouergue 2 – La chapelle des Pénitents Noirs.

Cette Chapelle des Pénitents Noirs est un endroit particulier, près de la Chapelle St Jacques, lorsqu’on remonte les petites rues en venant de la Place centrale.
On y accède par une sorte de hall, et là, on est scotché par la beauté du lieu.
Une salle du type octogonal, et juste en face, un retable immense, recouvert d’or,
des niches et des statues. Et si on lève les yeux, un plafond en bois peint, que l’on peut admirer en prenant une chaise, tellement il y a à voir ! Ou de la mezzanine située au-dessus du hall d’entrée.
Récemment, des peintures du XVIIème ont été mises au jour et restaurées sur les côtés. De hautes fenêtres éclairent l’endroit juste comme il faut.

Pour les plus curieux, le lien pour l’histoire des Pénitents Noirs qui ont été créés après l’Edit de Nantes.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Chapelle_des_P%C3%A9nitents_noirs_de_Villefranche-de-Rouergue

La bastide de Monpazier

Une bastide (de l’occitan bastida) est le nom désignant trois à cinq cents villes neuves, fondées majoritairement dans le sud-ouest de la France entre 1222 et 1373, réparties sur 14 départements. Entre la croisade des Albigeois et la guerre de Cent Ans, ces fondations répondent à un certain nombre de caractéristiques communes d’ordre politique, économique et architectural, correspondant à un essor urbain exceptionnel en Europe à cette époque.

Les bastides sont à la fois la constitution d’un pouvoir politique et économique local et démocratique (avec un consulat, un marché, des foires, des poids et mesures, une milice), à la fois l’institution d’un plan local d’urbanisme avec son règlement, dont la réalisation se fera pendant plusieurs siècles.
La construction de la bastide de Monpazier a été terminée en 1284.

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On peut citer, parmi les bastides les plus caractéristiques ou les mieux conservées du point de vue architectural, celles de Monflanquin, Monpazier, Grenade, Mirande ou bien encore Libourne, Castelneau de Montmiral.

Monpazier est une magnifique bastide, très bien conservée, où rôde un certain art de vivre. Balades agréables dans les petites rues autour de la Place centrale, visites dans les boutiques des artisans installés ici toute l’année. Prenez le temps de déguster le petit gâteau aux noix dans la pâtisserie rue de l’église !!!

Visite au château de Suscino

Ce château fut construit entre le XIIIème et le XVème siècle sur la commune de Sarzeau, au sud du Golfe du Morbihan, entre dunes et marais. Il fut la résidence des Ducs de Bretagne. Après différents épisodes de guerres, ce serait Du Guesclin qui aurait repris le château aux Anglais. Ce domaine riche de terres (cultures, vignes, étangs, gibier…) fut souvent convoité par les familles royales. On signale des visites, dont Anne de Bretagne en 1505 ; Charles IX et sa mère Catherine de Médicis en mai 1570.

De nombreuses tempêtes ont été dommageables pour l’entretien du château. Celle de 1599 qui a « emporté la plupart des couvertures et maisons qui en dépendent, ainsi que leurs cheminées ». En 1632, « de grands vents et tonnerres » ont causé la ruine de la charpente de la tour Saint-Nicolas. Richelieu y a nommé son neveu Jérôme de Cambout,  comme gouverneur en 1641.

La ruine devient inéluctable. La princesse de Conti (fille illégitime de Louis XIV) rachète les différents droits liés à l’ancien domaine de Rhuys en 1712. Elle parvient à récupérer la jouissance du château, aux mains des capitaines puis gouverneurs depuis la fin du XVIème. Elle essaiera de gérer le domaine et son entretien. Suscino deviendra « bien national » à la Révolution. Mais en 1795, une armée royaliste dirigée par Tinténiac et Cadoudal y débarque pour sauver les Chouans piégés par l’armée républicaine à Quiberon.

Puis le château fut pillé au début du XIXème. Heureusement, Prosper Mérimée  classe Suscino sur la première liste des Monuments Historiques en 1840. Le département a acquis le site en 1965 et les travaux sont toujours en cours. Actuellement, des fouilles continuent d’être exploitées dans la cour intérieure. Des mosaïques somptueuses ont été découvertes à l’emplacement de la chapelle.

Je vous recommande la visite de ce château et des environs.

 

Beach Art…

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Du « Street Art » sur la plage, c’est du « Beach Art », non ??? Existe-t-il un nom que je ne connais pas ?

Je crois que ces couleurs m’aident à accepter la vue horrible de ces blockhaus qui, avec le temps, glissent sur le sable et descendent la dune pour arriver dans la mer pour certains… (Voir mon précedent post « Soleil d’hiver sur la plage »)

Expo « Napoléon à Ste Hélène » à PARIS.

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Organisée autour de l’opération exceptionnelle de restauration des meubles de Longwood House sur l’île de Sainte-Hélène,  cette expo offre au public  l’occasion unique de  contempler le mobilier qui entourait l’Empereur au moment de sa mort.

expo Napoleon4 avr2016 Une occasion aussi d’admirer la rénovation du dôme des Invalides, récemment restauré lui-aussi (Architecte Jules Hardouin Mansart).

Hôtel des Invalides – Musée de l’Armée – PARIS

129 Rue de Grenelle, 75007 Paris

Du mercredi 6 avril 2016 au dimanche 24 juillet 2016

Attention : En raison du Grand Prix de Formule E et du circuit tracé autour de l’hôtel des Invalides, le musée de l’Armée sera fermé le vendredi 22 avril après-midi (à partir de 13h) et le samedi 23 avril.

Tous les jours de 10h à 18h

Eglises romanes (1)


L’église St Hilaire de MELLE (79) est un des joyaux de l’art roman
en Poitou-Charentes. Classée au Patrimoine de l’Unesco, elle se
trouve sur le Chemin de St Jacques de Compostelle.
A l’intérieur, le choeur à déambulatoire et chapelles rayonnantes
a été conçu pour recevoir les pélerins sur la croisée du transept.
Les chapitaux de la façade nord sont exceptionnels. Le portail est
surmonté d’un énigmatique cavalier.